25.12.2006
Les bénévoles
Dans un monde où l'argent impose sa culture,
Dans un monde où, parfois, l'indifférence isole,
Les anges existent encore ; ce sont les bénévoles.
Ces gens qui, par souci du sort de leur prochain
Prennent un peu de leur temps pour tendre la main,
En s'oubliant parfois, ces gens se dévouent,
Ne les cherchez pas loin, car ils sont parmi nous.
Étant fort discrets, ils ne demandent rien
Ni argent... ni merci...
Tout ce qu'ils offrent, c'est leur soutien.
Cependant, ce qu'ils donnent n'a pas de prix
Rien ne peut l'acheter ; c'est une partie de leur vie.
Et c'est bien grâce à eux... si Noël, pour certains
Reste un jour de magie plutôt que de chagrin !
Alors juste pour vous, voici notre souhait :
" Puissiez-vous recevoir autant que vous donnez ! "
21:35 Publié dans Monoblog Spf Aigueperse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bénévoles
20.12.2006
Un secours très populaire*
Ils sont tous bénévoles avec des vies et des parcours différents et variés. Mais, en fonction de leur disponibilité, ils se retrouvent une ou deux fois par semaine pour défendre des valeurs qui leur tiennent à cœur : combattre la misère sociale et affective. Et c’est dans leur petit local, rue Michel de L’Hospital à Aigueperse qu’ils agissent en bénévoles dévoués et donnent un peu de leur temps libre.
C’est aussi là qu’ils ont créé une antenne du Secours populaire français (Spf) au printemps 2006. Ce local, ils l’ont cherché longtemps. Jusqu’à ce que la mairie concède à leur prêter une maisonnette sur trois niveaux. C’est un lieu d’échange, de respect, de dignité où les personnes ont le sentiment de faire leurs courses comme tout un chacun en apprenant à gérer son budget.
Devant l’immense tâche qui est la leur, les bénévoles ne baissent jamais les bras. Ne se font pas plaindre en usant du misérabilisme non plus. Ils préfèrent échafauder des projets afin de donner plus d’autonomie à leurs bénéficiaires. Comme le font des centaines de leurs condisciples depuis maintenant plus d’une soixantaine d’années.
(* d'après un article de La semaine de l'Allier) Lire la totalité de l'article.
18:25 Publié dans Monoblog Spf Aigueperse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bénévoles, spf aigueperse, spf, aigueperse, humanitaire
19.12.2006
Marché de Noël
Aigueperse, 16-17 décembre 2006
Comme l'année précédente, les bénévoles de notre antenne se sont relayés pendant 2 jours sur notre stand installé sous la Halle au blé d'Aigueperse dans le cadre du marché de Noël.
Ce fut l'occasion de faire connaître notre association à de nombreux visiteurs venus nous questionner.
14:00 Publié dans Monoblog Spf Aigueperse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : noël, marché de noël, solidarité, humanitaire
01.12.2006
Pauvreté en milieu rural - Conclusion
On pourrait penser qu'à la campagne la pauvreté est plus supportable qu'en ville. A l'anonymat des agglomérations, s'opposeraient l'espace où marcher, le jardin à faire, les voisins pour parler. Laissons de côté ces images d'un autre temps.
La misère n'est pas plus supportable en rural qu'en cité. Seulement, elle prend un autre visage.
Les plus démunis ne font plus de jardin : où ils n'en ont pas, ou ils ne savent pas le faire. Certains n'ont pas appris à cuisiner ; loin de mitonner les légumes de leur récolte, ils vivent de surgelés qui les ruinent. Ils ne se promènent pas dans les forêts ni sur des sentiers ombragés ; ils usent jusqu'au bout des mobylettes antiques ou des voitures expirantes. Les réfrigérateurs sont vides, mais les armoires à pharmacie remplies. Certains ne parlent à personne, et il arrive que nul ne connaisse les nouveaux arrivants venus de la ville vivre leur RMI dans un logement anonyme ou une bâtisse isolée... La réalité actuelle est moins poétique et remplie d'une horrible banalité.
Les services sociaux prennent surtout en charge les jeunes et les personnes âgées : avant 25 ans et après 65 ans. Entre ces extrémités, une population nouvelle s'est installée dans l'espace rural, soit parce qu'elle tombe peu à peu dans la précarité soit parce qu'elle s'y réfugie, parce que la vie y est réputée moins chère. En campagne, la pauvreté est émiettée et cachée. Le maire, l'assistante sociale, le Bureau communal d'aide sociale en savent l'existence et font de leur mieux pour entrer en contact avec elle. Seulement cette aide suppose un contact préalable pour être offerte.
Dans le langage habituel aux services sociaux, la précarité est distinguée de la pauvreté. La pauvreté définit une situation. Une personne peut arriver à s'organiser dans la pauvreté. La précarité évoque une fragilité, une instabilité. Une personne ne peut plus s'y organiser. Elle se sent entraînée dans une spirale de misère qu'elle ne contrôle plus. La précarité représente ainsi une pauvreté qui évolue et s'intensifie. Prend-elle une forme particulière en rural ? Oui, par l'augmentation du sentiment de distance, par un isolement croissant.
Or la première difficulté à laquelle on se heurte pour rencontrer la misère en rural, consiste précisément à établir ce contact. Bien sûr, il n'existe pas de " quartier difficile ", mais une dispersion extrême de la misère : au Bourg, dans des hameaux, dans une maison isolée... Et les intéressés se taisent et se terrent. Beaucoup ne font pas valoir leurs droits. L'espace agit comme un isolant. Mais un isolant " troué " - en rural, l'anonymat est parfois difficile à préserver. Dès que l'assistante sociale visite quelqu'un, les voisins s'en aperçoivent. Savoir que les autres sont au courant augmente la gêne ressentie.
Ensuite, comment estimer la pauvreté ? Tel vieillard se débrouille tant bien que mal, un autre se laisse couler. La pauvreté économique, malgré les aides, s'accroît au fil des distances, l'état sanitaire vacille.
Il semble bien que l'isolement soit un facteur important de la misère en milieu rural. A la fois au sens objectif : les distances, l'impossibilité de se déplacer ; et au sens subjectif : le manque de participation à la vie commune. La vie sociale a perdu sa cohésion ; la vie personnelle perd sa cohérence. L'absence d'échanges déshumanise.
Telle est la principale forme de la misère en rural : la personne ne sait plus à quel groupe de relations sociales elle pourrait appartenir. Ni attendue ni entendue, elle reste seule. La solitude constitue la pire pauvreté. Tout est loin, seule la misère est proche.
Le Secours populaire d'Aigueperse Nord Limagne est le messager de votre solidarité.
Dans notre permanence à Aigueperse, au cœur de cette riche plaine du nord de la Limagne, nous recevons ceux qui ont besoin de nourriture, de vêtements, d'aide pour résoudre d'autres problèmes de la vie courante (démarches sociales, vacances, soutien scolaire, ...). Nous le faisons en respectant leur dignité afin qu'ils deviennent eux-mêmes les acteurs de leur avenir. Quand cela est possible, nous les orientons vers des formations qui facilitent l'accès à l'emploi.
Le Secours populaire est la dernière porte où chacun peut frapper quand le manque de tout devient insupportable.
La solidarité est l'ultime recours, avec les bénévoles et les donateurs comme soutien.
12:45 Publié dans Le Spf en zone rurale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Pauvreté en milieu rural - Conclusion


